Aller au contenu principal

Chorges : une restauration collective à fond dans le bio et le local

-A +A

Extrait du journal «La Provence»
MERCREDI 29/08/2018 à 11H14 - Mis à jour à 15H08 - ÉCOPLANÈTE CHORGES, GAP

Depuis l’arrivée d’un diététicien à la direction début 2017, les circuits courts sont au coeur du nouveau projet de la structure communale. 

Jean-François Lentini et son équipe ont adopté une nouvelle organisation dans le but de proposer la meilleure qualité possible pour les 430 repas fournis au quotidien.

Les circuits courts, les produits locaux, le bio.

Des tendances de société que la commune de Chorges, dans les Hautes-Alpes a souhaité suivre depuis 18 mois pour sa restauration collective, qui nourrit notamment 230 enfants de l’école, le centre aéré, ou encore dès septembre, la crèche.

«En partant du constat que nous n’avions pas les compétences nécessaires pour mettre en place ce projet seul, nous avons fait appel à un directeur de restauration», se souvient André Divuolo, premier adjoint au maire de Chorges en charge notamment du service restauration.

Pour cela, les élus ont choisi le diététicien Jean-François Lentini. Un homme pour qui les circuits courts, les produits locaux ou encore le bio ne sont pas une mode mais de véritables convictions. Son objectif avec son équipe de 13 personnes, fournir des repas variés, de qualité et avec une part toujours plus élevée de produits biologiques ou locaux. «On arrive vraiment à faire des choses bien, assure Jean-François Lentini. Nous travaillons avec Échanges paysans, une structure basée à Gap. C’est parfois compliqué d’avoir les produits que l’on veut au bon moment mais pour cela, nous passons les commandes plus de deux moins en avance».

Après 18 mois de pratique, le résultat est là. «Nous avons beaucoup de retours positifs», promettent le diététicien et l’élu. Pour mettre en place ce projet, basé sur une meilleure cuisine mais forcément plus coûteuse (8,43 € le repas), la restauration collective a été réorganisée. Les fourneaux fonctionnent uniquement le matin, contre deux fois par jour auparavant.

Les enfants sont sensibilisés au tri et à la réduction des déchêts  

La consommation d’énergies a donc fortement diminué en un an, ce qui permet notamment de ne pas 
augmenter le prix. «Chaque famille paye le repas de son enfant entre 3,1 € à 4,5 € en fonction du quotient 
familial»
, précise l’élu. Le fonctionnement du restaurant scolaire a lui aussi était modifié et est désormais sous forme de self. Ce qui permet, selon Jean-François Lentini «d’avoir une salle moins bruyante et de libérer le personnel pour l’accompagnement».

Les enfants, qui sont de plus en plus nombreux à être inscrits au restaurant scolaire, sont aussi impliqués dans le projet.

Dès la fin du repas, ils sont invités à trier leur déchet. Ce qui permettra à l’équipe de Jean-François de faire des pesées et ainsi, à terme, limiter le gaspillage.

Dès la prochaine rentrée, des ateliers seront aussi mis en place, par groupe de dix enfants. «Le but, leur permettre de mieux comprendre notre fonctionnement et de faire passer des messages sur nos produits mais aussi sur le bon comportement à avoir en salle», précise Jean-François Lentini.

Des idées, le diététicien en a encore pour mettre en application ses convictions.
Prochain objectif, supprimer le plastique pour le portage des repas à domicile.

Par Thomas Blanchon.